Sisley

Sisley et les muses du monde

Pour Philippe d’Ornano, les projets sont avant tout des histoires de rencontres. Parrain de l’opération «Vogue & artistes à la Une – Togeth’her», son groupe cosmétique, Sisley, est très engagé au quotidien auprès des femmes du monde entier.
Par Jérôme Hanover

S’il avait dû choisir une muse, Philippe d’Ornano aurait pris Marie Walewska, maîtresse de Napoléon et grande figure historique de la libération de la Pologne alors partagée entre la Russie et la Prusse. «Une femme à la fois romantique et courageuse, comme ma mère et ma grand-mère, assure le président de Sisley. Son histoire étonnante, dans une période romanesque, traduit bien la personnalité de ces femmes polonaises engagées. Selon ses vœux, son corps est enterré en Pologne et son cœur est au Père-Lachaise, dans le caveau familial des Ornano où ses compatriotes viennent aujourd’hui encore se recueillir.» Marie Walewska est l’arrière-arrière-arrière-grand-mère de Philippe d’Ornano. Les femmes fortes, c’est une histoire de famille. «Ma mère et mes sœurs sont très engagées dans l’entreprise, poursuit-il. Notre direction est mixte et les femmes représentent 93 % de nos salariés. Nous avons toujours et naturellement agi pour la cause des femmes.»

Il y a dix ans, Sisley créait sa fondation d’entreprise avec un spectre assez large d’action sociale pour la santé, la solidarité, l’éducation, l’environnement et la culture. Les initiatives sont nombreuses, en France et à l’international : «Même s’ils se sont un peu taris, il y a eu de grands progrès dans le monde occidental ; mais la situation reste critique pour 80 % des femmes dans le monde», constate-t-il. 

Du prix Sisley pour la réussite des femmes en Tunisie ou au Sénégal aux associations de relooking pour celles éloignées de l’emploi en France, de la promotion des femmes en Haïti à la scolarisation des filles à Madagascar ou aux Philippines, du financement d’un atelier de brodeuses à Goma, en République démocratique du Congo, à celui de l’équipement d’un centre d’hébergement d’urgence pour les femmes, à l’hôpital Charles-Foix d’Ivry-sur-Seine : «Le centre fermait, il a pu non seulement être maintenu mais aussi agrandi pour prendre en charge des femmes sans domicile fixe et les aider à se reconstruire», se félicite-t-il. 

La fondation soutient quarante-cinq projets différents chaque année. Pas d’actions à grand spectacle, mais un engagement au quotidien, concret, ciblé, qui entraîne avec lui toute l’entreprise. «Nous ne voulions pas que les salariés se sentent obligés mais rapidement ils sont venus d’eux-mêmes demander à investir de leur temps, par exemple en parrainant des jeunes depuis leur entrée au lycée jusqu’à leur premier emploi. Une partie des projets de la fondation vient des équipes. Comme souvent, vous pensez que vous donnez mais vous recevez tout autant. Vous vous ouvrez, découvrez d’autres problématiques, faites de très belles rencontres, créez du liant entre les différents groupes et, finalement, vous faites avancer les choses en les abordant avec une vision d’entrepreneur : “Comment être efficace ? Comment faire levier ?”» 

Parallèlement à son engagement auprès des femmes, Philippe d’Ornano soutient différents projets artistiques. Histoire de famille également : «Mes parents sont collectionneurs et Sisley a toujours collaboré avec des artistes, notamment pour les flacons de ses parfums.

J’ai grandi avec cette passion pour l’art», se souvient celui qui a participé à la rénovation des fresques du XVIIe siècle de Charles de La Fosse à l’église Notre-Dame de l’Assomption, à Paris, ou financé la salle des icônes du Petit Palais, «la plus belle collection d’icônes de France», précise-t-il. Au siège parisien de la marque, à deux pas de l’Étoile, le Trois-Cinq Friedland accueille chaque saison des expositions d’artistes, des projections de films en avant-première ou des concerts auxquels sont invités les collaborateurs de l’entreprise, mais aussi les partenaires et quelques clients privilégiés de la marque.