UBS

UBS, la banque au féminin

Partenaire, via sa filiale française, de «Vogue & artistes à la Une – Togeth’Her», UBS, première banque de gestion de fortune au monde, trouve dans l’opération l’occasion de mettre en avant deux de ses grands engagements: la cause des femmes et l’art contemporain.
Par Jérôme Hanover.

«Le secteur financier n’est pas, traditionnellement, féminin», commence par expliquer Béatrice Lorin- Guérin, directrice des ressources humaines et membre du directoire d’UBS France, pour contextualiser

la démarche de la banque suisse. Pourtant, en 2018, 61 % des recrutements étaient féminins chez UBS France. «Il faut une politique volontariste pour féminiser les équipes, poursuit-elle, stimuler les candidatures, être extrêmement attentif aux CV des femmes, même s’ils sont moins nombreux, imposer l’équilibre de la mixité aux cabinets de recrutement avec lesquels on travaille…» Au-delà de la recherche de talents, UBS souhaite pouvoir s’engager dans la continuité, favoriser les évolutions, donner, dès l’entrée en entreprise, tous les moyens d’aide à l’accélération de carrière pour assurer une nouvelle génération de banquières. «Les événements de la vie peuvent nécessiter des pauses qui fragilisent les trajectoires, constate-t-elle. On aide les femmes à ne pas avoir de ralentissement, dans un secteur où les congés maternité durent de six à douze mois.» Ce programme d’accompagnement, le maternity coaching, maintient le lien entre les collaboratrices et la banque pour qu’elles restent engagées et que l’absence longue durée ne marque pas de frein à leur carrière. Objectif : lutter contre le taux élevé de perdition de mixité lorsqu’on atteint les hauts rangs hiérarchiques de la banque privée : les métiers les plus techniques… et les plus rémunérateurs.

Cette politique proactive d’UBS de féminisation de son salariat accompagne un large mouvement sociétal :
la féminisation de l’entreprenariat. En 1987, 29 % des entreprises étaient créées par des femmes, 33 % en 2000,
et 40 % aujourd’hui. «Nous avions beau organiser des événements et des rencontres pour nos clients, nous constations que les participants étaient surtout des hommes, alors même qu’il y avait de plus en plus de femmes entrepreneures», rappelle Valérie Steimlé, directrice marketing et communication d’UBS France. «Avec plusieurs collègues femmes, nous avons voulu développer une initiative dédiée à nos clientes, mieux communiquer avec elle et les réunir dans un club qui leur est exclusivement dédié : Women by UBS», poursuit Béatrice Lorin-Guérin, par ailleurs marraine de l’opération. Rencontres, conférences qui mettent en valeur des femmes inspirantes, entrepreneuses ou dirigeantes : «Il s’agit de réunir des personnalités aux parcours très différents et très riches et de créer un réseau entre nos clientes pour qu’elles partagent leur expérience, détaille Valérie Steimlé. Ce sont les rencontres de l’année qui réunissent le plus de monde.»

Au-delà du soutien qu’apporte l’opération à l’ONU Femmes, c’est aussi la forme du projet qui a séduit la
banque suisse, l’un des principaux sponsors d’Art Basel et grand mécène. «L’UBS Art Collection est l’une des plus importantes collections d’entreprise en art contemporain, rappelle Valérie Steimlé. Créée en 1960, elle s’est notamment constituée à partir de collections appartenant aux entités qui ont successivement rejoint le groupe UBS et à partir d’acquisitions d’œuvres. Elle compte aujourd’hui plus de trente mille pièces, peintures, dessins, vidéos, sculptures ou photographies. La collection participe régulièrement à des expositions d’institutions internationales et soutient les artistes et les galeries en prêtant des œuvres à de grands musées et institutions culturelles, afin de les rendre accessibles à un public plus large.»