Vente-privee

Vente-privee, au cœur de l’art

Leader européen de la vente événementielle en ligne, le site vente-privee s’engage depuis toujours auprès des femmes. À sa tête, Jacques-Antoine Granjon a mis l’art au cœur de son entreprise et participe aujourd’hui à l’opération «Vogue & artistes à la Une – Togeth’her».
Par Jérôme Hanover.

L’art ? Jacques-Antoine Granjon l’a beaucoup fréquenté dans les musées avant d’y consacrer ses premiers salaires. «J’achète depuis que j’ai 22 ans et que j’ai commencé à gagner ma vie, explique le président du site vente-privee.

Je me suis même, au début, endetté pour acheter certaines œuvres.» Il cite pêle-mêle Bettina Rheims, Tracey Emin, Cindy Sherman, Mary Weatherford, Hope Gangloff, Joyce Pensato et ses «Mickey sous acide», mais aussi des artistes moins connues comme Valérie Belin, «notamment pour ses portraits de mannequins en Celluloïd qu’elle maquille», précise-t-il. Faites-lui remarquer qu’il ne nomme que des femmes : «Oui, je l’ai constaté en me penchant a posteriori sur ma collection ! Mais j’achète surtout des artistes que j’aime, sans autre guide que l’envie et une certaine forme d’esthétisme, au-delà de la beauté de l’objet. Ma collection est fondamentalement axée sur le désir. Les hommes que j’aime sont ceux qui parlent des femmes.» Ainsi Helmut Newton ou encore Erwin Olaf, qu’il collectionne depuis toujours et qui avait réalisé le seul film publicitaire

de vente-privee. «C’est, par excellence, le photographe du désir, de la relation à la mère, à l’enfant, de la séparation, de la quête incessante, dans un incroyable renouvellement artistique.» Cette passion pour la scène contemporaine et sa proximité avec les artistes, Jacques-Antoine Granjon l’a mise au service du Palais de Tokyo dont il a présidé le conseil d’administration de 2012, lors de la réouverture de l’institution, à 2018. On se souvient de la carte blanche à Camille Henrot, «Days are dogs», à l’automne 2017 ; il est intarissable sur le ujet : «C’est une artiste d’une très grande puissance intellectuelle avec des œuvres d’une grâce à la fois sensuelle, moderne et perturbée. Son travail est d’une incroyable maturité, tout autant dans sa technique que sa pensée. Il faut une immense richesse pour tenir les 21000 mètres carrés du Palais de Tokyo qu’elle a eus entièrement pour elle !», assure-t-il, admiratif.

Pour celui qui trouve que «l’art tire vers le haut et doit être au centre de la cité», pas question de ne pas partager sa passion et sa collection. Face au Stade de France, la tour Tripode, construite dans les années 80, est devenue le siège de l’entreprise, réhabilitée par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Ses façades sur le périphérique parisien s’habillent d’un motif de résille de béton constellé de LED, imaginé par l’artiste Pucci de Rossi, et d’un écran de plus de cent mètres carrés où sont diffusées des œuvres contemplatives de vidéastes et de photographes, sur cet axe majeur qui relie Paris à l’aéroport Charles-de-Gaulle. «Toute la communication de vente-privee entre en résonance avec le monde de l’art, assure Jacques-Antoine Granjon, qui a également trouvé avec l’opération «Artistes à la une – togeth’her» l’occasion de parler de l’action de vente-privee auprès des femmes. «On s’est toujours engagé sur tous les projets qui mettent en valeur les femmes, poursuit-il. Ce sont elles qui ont fait le succès de l’entreprise, elles sont nos membres, deux tiers de nos collaborateurs et de nos cadres, 60 % de notre top management. Je suis convaincu que l’innovation naît de la mixité, de la diversité, de l’échange et de la différence.» Égalité totale de rémunération, «heureusement», s’étonne-t-il même que ce soit un sujet, conditions de travail aménagées pour les collaboratrices, crèches, mais aussi actions fortes auprès d’associations, via une fondation d’entreprise, pour soutenir divers projets sociaux, éducatifs ou culturels à destination des femmes et des enfants de Seine-Saint-Denis.