Nils-Udo

Impression numérique et collage

H.73,5 x L.60,5 cm

H.89,5 x L.76 cm (avec cadre)

Bio

1937 Naissance à Lauf (Allemagne).

1955 Nils-Udo entreprend des études d’arts graphiques à Nuremberg, puis devient peintre.

1960 Il quitte la Bavière pour Paris.

1972 Il cesse de peindre pour se consacrer entièrement à l’art dans la Nature. Il commence à créer des œuvres éphémères et respectueuses de l’environnement, façonnées grâce aux matériaux naturels qu’il glane. Il réalise ainsi de grandes installations dans le monde entier.

Depuis 2004, il revient à la peinture tout en poursuivant ses installations dans la nature. De nombreuses expositions personnelles lui sont consacrées, de Tokyo à Madrid, Strasbourg, Paris ou Toronto.

Libération 2016

Vue de l'installation 13 ormes morts, 4 pins morts - Bar-Le-Luc 1985

Par Nils-Udo (1937, Allemagne)

« Ce projet est un vrai défi pour moi. Il s’agit ici de réinvestir un objet médiatique sur une surface réduite alors que mes œuvres, souvent monumentales, sont réalisées in situ, dans la nature ; par ailleurs, le papier d’imprimerie remplace les feuilles des arbres ou la terre qui sont ma matière première de prédilection ; enfin, alors que ma démarche s’inscrit dans l’éphémère pour réduire au maximum mon impact sur l’environnement, cette une est destinée à durer. Dans les deux cas cependant, le point de départ est identique : il s’agit de mon émotion face aux phénomènes naturels, et de ma volonté de représenter la nature. J’ai la chance d’avoir passé mon enfance dans la campagne, et ces années m’ont marquées pour la vie. J’ai aujourd’hui un fort engagement écologique. J’ai choisi de ne garder de la une originale que le logo et le titre que je trouve très efficace, et d’y intégrer une photographie en noir et blanc. Elle représente une de mes installations in situ réalisée à Bar-le-Duc à partir d’arbres morts. J’ai débuté cette démarche en 1984 en Baie de Somme, et l’ai plusieurs fois renouvelée par la suite, notamment à la Villette à Paris et à Munich. Les arbres sont en effet un indicateur et un symbole choquant du dépérissement de la forêt que j’observe depuis quarante ans. Je ne suis pas pessimiste, mais réaliste : l’actualité affecte la nature, et se répercute sur mon œuvre. Je travaille avec cette réalité. Sur cette une, l’image et le texte dialoguent et se renforcent. Ensemble, ils permettent une compréhension immédiate du message : le réchauffement climatique est réel et néfaste. Mais je reste modeste sur l’impact de mon travail. Je touche surtout des personnes déjà conscientisées, même si j’espère sensibiliser les politiques et le plus grand nombre au danger encouru. »

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